Le journal de la Finca

Ce qui pousse

La reforestation comme point de départ

Pendant deux années, nous avons consacré notre énergie à comprendre et prendre soin de cette terre : observer les lieux, identifier les zones de forêt primaire, restaurer les sols autrefois utilisés pour l’élevage et recenser les différentes espèces d’arbres présentes sur le terrain. Nous avons voulu comprendre ce qui poussait ici, et pourquoi. Tout était à apprendre, ou presque. Peu à peu, nous avons découvert le rôle essentiel de chaque espèce dans l’écosystème. Les guamos, par exemple, apportent de l’ombre aux caféiers, fixent l’azote dans les sols et améliorent naturellement leur fertilité. D’autres plantes, comme le limoncillo, contribuent à stabiliser les sols tout en éloignant certains animaux, notamment les serpents.
Nous nous sommes également intéressés aux oiseaux présents sur la propriété : quelles espèces venaient s’y nourrir, nicher ou simplement traverser la forêt. En replantant certaines essences natives et en préservant des zones plus sauvages, nous avons cherché à créer un environnement favorable à leur retour et à encourager la biodiversité à se réinstaller durablement.
Accompagnés par des spécialistes, nous avons ensuite lancé un important projet de reforestation afin de préserver les espèces endémiques et redonner vie aux zones déforestées grâce à des arbres natifs. Près de 3 000 arbres ont ainsi été plantés en deux ans. Tous n’ont pas survécu, mais aujourd’hui les jeunes pousses grandissent aux côtés des arbres plus anciens, redonnant progressivement vie à la forêt. Cèdres noirs et roses, guamos, palmiers de cire, chênes ou encore nogal cafetero sont venus enrichir cet écosystème.
Nous avons également la chance d’abriter des espèces rares et parfois endémiques, comme certains cyatheaceae ou le cedro negro — aussi appelé noyer des Andes — un arbre aujourd’hui menacé de disparition.